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N° 162 - Novembre 2009 / pays de la loire Prix Combourg : Michel David-Weill chez l’Enchanteur…
Banquier, grand amateur d’art, Michel David-Weill vient de recevoir le XIe Prix Combourg en présence de son épouse et de ses quatre filles des mains de Guy de la Tour du Pin, descendant de François-René de Chateaubriand. Une distinction méritée pour ce spécialiste international de la Finance qui a publié "L’esprit en fête" chez Robert Laffont et qui nous parle de ses passions, de sa vie et du sens du bonheur… PAR OLIVIER D’ARGOL

Tout a commencé par un dîner littéraire au Grand Hôtel de Dinard (groupe Lucien Barrière) le vendredi 23 octobre. En présence de plusieurs représentants de l’Académie Chateaubriand (Philippe de Saint Robert, Ghislain de Diesbach, Gérard Leclerc, Francis Huré…) et de l’écrivain Jean Raspail, lauréat 2008. Une rencontre détendue avec l’ancien patron de la banque Lazard, fondée par son grand-père, qui a parlé de son livre, véritable quête du bonheur, et biographie intimiste. Michel David-Weill, entouré de son épouse (née Hélène Lehideux) et de ses quatre filles (Béatrice, Natalie, Cécile, Agathe) venues des États-Unis et de Bruxelles, avait vraiment, ce soir-là, l’esprit en fête. Heureux d’être en Bretagne en famille, comblé de pouvoir recevoir un prix dans la maison même de Chateaubriand. Un voyage « initiatique », bien préparé, dans la simplicité et dans l’émotion.
Une édition originale de « Atala, René »
Au cours de ce dîner littéraire, Michel David-Weill a beaucoup parlé du bonheur, d’art, de justice et de femmes, maîtrisant parfaitement son sujet en esthète habitué à fréquenter le « Beau » sous toutes ses formes. « J’ai le goût du
bonheur » aime-t-il à dire en ajoutant : « Je considère que toute journée où l’on n’a pas été heureux, même fugacement, est une journée perdue ».
Celles passées en Bretagne ne le furent pas, à l’évidence… Le lendemain, c’est à Combourg que la fête se prolongea avec une causeriedédicace au grand lycée Chateaubriand ouvert spécialement par son nouveau proviseur, puis par la remise de prix (à midi pile) dans le château où François- René de Chateaubriand passa une partie de sa jeunesse. M. Joël Le Besco, maire de Combourg; M. Le Sacher, conseiller général d’Ille-et-Vilaine ; M. l’abbé Heudré membre de l’Académie Chateaubriand étaient présents ainsi que Sonia de la Tour du Pin, propriétaire du château et une centaine d’invités. C’est Philippe de Saint Robert, lauréat 1998, qui prononça l’hommage habituel destiné au récipiendaire : « J’aime certaines des réflexions que vous laissez échapper ici et là. Par exemple : « Partout l’illusion de la perfection gagne du terrain. C’est ce qui fait que les gens divorcent pour un oui ou pour un non ». Ou celle-ci : «…J’ai longtemps cru que la peinture était incapable de représenter l’amour, peut-être parce que
l’amour n’existe pas… Si l’on enlève l’affection et le désir et que l’on cherche à le définir en dehors de ces deux qualités, il reste quoi ? Une sorte de grippe, de la fièvre ! (...) C’est peut-être, ajoutez-vous ce qui détourne les gens de la peinture et les rapproche de la musique, plus douée pour dire l’informulé… » « Un lien entre le passé et l’avenir » Et Philippe de Saint Robert de conclure : «Vous êtes donc, comme le disait Mme de Staël à propos du prince de Ligne, passé par tous les intérêts de ce monde tout en vous entendant singulièrement à bien vivre.En effet,si vous ne voulez pas vous donner en exemple, vous aurez su admirablement être un lien entre le passé et l’avenir. C’est le témoignage que vous nous laissez : il évoque celui que nous a légué notre cher Chateaubriand et c’est pourquoi nous sommes heureux de vous remettre aujourd’hui ce onzième Prix Combourg ». Créé en 1998 par Nouvel Ouest pour honorer la mémoire et le style de l’auteur du Génie du Christianisme, le XIe Prix Combourg était ensuite offert à Michel David-Weill par Guy de la Tour du Pin sous la forme d’une splendide édition originale reliée plein cuir de Atala,René sous les applaudissements d’un public conquis et sous le charme ■ 
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