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N° 162 - Novembre 2009 / pays de la loire FUTUROSCOPE Première mondiale avec “Arthur, l’Aventure 4D”
Samedi 19 décembre, le Futuroscope lancera une nouvelle attraction à sensations imaginée par Luc Besson et inspirée de la trilogie Arthur et les Minimoys : “Arthur, l’Aventure 4D”. Le célèbre réalisateur signe là sa première contribution pour le parc de la Vienne. Décoiffant ! Dossier réalisé par Yann Quiniou et pascal pinteau

Décembre sera un mois chargé pour Luc Besson : le 2, il mènera tambour battant la sortie au cinéma du deuxième épisode d’Arthur : Arthur et la vengeance de Maltazard. Puis, le 19, il sera au Futuroscope pour présenter la grande première de la toute nouvelle attraction du parc de la Vienne : Arthur, l’Aventure 4D. Deux films bien distincts, à l’univers semblable mais qui répondent à des technologies très éloignées… Pour explorer la 4D, il a en effet fallu revisiter quelque peu le format Imax 3D et lui adjoindre de nouveaux effets spéciaux. Petit retour en arrière… Utilisant un projecteur unique mais très puissant (l’ampoule dégage une puissance lumineuse de 15 000 watts !), le système Imax fait défiler une pellicule 70 mm horizontalement - et non verticalement comme à l’accoutumée - et utilise une surface équivalente à celle de trois images 70 mm classiques, soit une taille d’image dix fois supérieure à celle du 35 mm. Cette résolution exceptionnelle permet de projeter un film Imax sur un écran géant de 25 mètres de hauteur ! Afin de laisser un maximum de place à l’image, une pellicule Imax ne comporte pas de piste sonore : elle est reportée sur une bande magnétique 35 mm, synchronisée avec le film. Les images géantes remplissent ainsi la majeure partie du champ de vision des spectateurs. Cette technologie est introduite auprès du grand public lors de l’Exposition Universelle d’Osaka, en 1970, grâce au film Tiger Child. 50 images par seconde Mais il faut attendre l’année suivante pour que la première salle Imax permanente soit inaugurée au Canada, à Toronto. Un progrès décisif est accompli en 1973 avec l’invention du format Omnimax, nommé aujourd’hui Imax Dome. Le procédé consiste à équiper une caméra Imax d’un objectif de type fish-eye qui déforme l’image en l’arrondissant pendant les prises de vues. Un projecteur équipé d’un objectif identique rétablit ensuite les perspectives lorsque la projection a lieu sur l’écran hémisphérique d’une salle Imax Dome. Ce procédé remplit cette fois-ci l’intégralité du champ de vision des spectateurs, qui ont l’impression de se retrouver DANS le film…
La 4D : l’immersion sensorielle dans l’univers d’Arthur
Mais, depuis, Imax est allé encore plus loin en mettant au point le meilleur système de relief au monde, l’Imax Dome 3D. Cette fois, le film est projeté à 50 images par seconde. Les lunettes actives à cristaux liquides que chaussent les spectateurs aveuglent l’œil droit tandis que l’œil gauche voit uniquement l’image qui lui est destinée, puis exécutent ensuite la manœuvre inverse. Les images droite/gauche étant alternées pendant la projection, ce processus a lieu 50 fois par seconde pour permettre la perception d’une projection en relief à 25 images par seconde. C’est ce procédé stupéfiant qui est employé dans l’attraction Arthur, l’Aventure 4D présentée en exclusivité mondiale au Futuroscope mais ce n’est pas le seul car les visiteurs du parc vivront cette
aventure non pas seulement en 3D mais en 4D dynamique !
Luc Besson : « Je veux permettre à chacun de devenir un Minimoy »
Né en 1959, metteur en scène, scénariste et producteur, Luc Besson rencontre le monde du cinéma à 17 ans à l’occasion d’un tournage d’un court métrage de Patrick Grandperret. Dès lors, il assure tous les postes cinéma de la mise en scène à la figuration jusqu’à passer deuxième assistant sur Court-circuit de Patrick Grandperret, Deux lions au soleil de Claude Faraldo, Loulou de Maurice Pialat, et même un James Bond, Moonraker. Il devient également l’assistant de Régis Wargnier sur des publicités. Il passe premier assistant sur Les bidasses aux grandes manœuvres et fait d’ailleurs la connaissance de Jean Reno sur un casting. Enfin, Luc Besson devient réalisateur de la seconde équipe sur Le grand carnaval d’Alexandre Arcady. Entre deux jobs, Luc Besson ne cesse jamais d’écrire. Il rencontre Pierre Jolivet avec lequel il écrit différents sujets d’où naîtra un clip tourné en 16 mm, sa première véritable mise en scène. Aussitôt après, il s’attelle à son premier court métrage dont l’action se déroule dans des ruines, après une catastrophe atomique. L’avant-dernier est tourné en scope, en noir et blanc, avec Pierre Jolivet et Jean Reno dans les rôles principaux. Le film est présenté à la section Courts métrages du Festival du film fantastique d’Avoriaz, sans grand succès. Luc Besson s’implique alors dans l’écriture du script d’un premier long métrage intitulé Subway mais il doit abandonner son projet faute de producteur. Il se décide alors à faire un long métrage de L’avant-dernier et donne naissance au Dernier combat, produit par l’intermédiaire de sa propre société de production, Les Films du Loup. Avec à ses côtés Pierre Jolivet, Jean Reno, Éric Serra et Jean Bouise, Luc Besson tourne en cinémascope, en noir et blanc, un film de science-fiction français, muet de surcroît ! Dix semaines de tournage fou, éreintant. Et c’est payant : Le dernier combat fait l’événement du Festival d’Avoriaz 1983 et décroche simultanément le Grand Prix du Jury et le Prix de la Critique. Après avoir mis en scène les clips de Serge Gainsbourg Mon beau légionnaire et d’Isabelle Adjani Pull marine, Luc Besson présente Subway en 1985 avec deux stars à l’affiche, Isabelle Adjani et Christophe Lambert, lequel remporte le César du meilleur acteur. En 1986, Luc Besson co-écrit et produit Kamikaze, réalisé par Didier Grousset. Puis, pendant neuf mois, il tourne à travers le monde Le Grand bleu. Le film ouvre le Festival de Cannes 1988 et devient le film d’une génération. En 1990, Luc Besson produit Nikita, avec Anne Parillaud, qui reçoit le César de la meilleure actrice. En 1991, il présente Atlantis, puis, en 1995, Léon avec Jean Reno comme interprète. Léon sera le film français le plus vu à l’étranger en 1995. En 1997, Luc Besson revient au Festival de Cannes avec deux films, l’un en tant que réalisateur et l’autre en tant que producteur. L’actrice de Nil by mouth, le film de Gary Oldman, remporte le prix d’interprétation féminine. Le cinquième élément, un film de science-fiction avec Bruce Willis, fait l’ouverture du festival. Luc Besson reçoit le César du meilleur réalisateur. Il enchaîne ses activités de production avec Taxi, de Gérard Pires, qui remporte un énorme succès auprès des jeunes. Pour sa huitième réalisation, Luc Besson aborde encore un nouveau genre : une fresque historique avec Milla Jovovich qui devient la mythique Jeanne d’Arc. Le metteur en scène exploite le sujet sous un angle très inattendu que le public découvre le 27 octobre 1999. Parallèlement, il produit Taxi 2, de Gérard Krawczyk et un premier film de Fred Garson, The dancer. L’année suivante, ses activités de production s’intensifient avec trois films, 15 août, Yamakasi, Les samouraïs des temps modernes et Le baiser mortel du dragon avec Jet Li. Il lance ensuite la production de Wasabi avec Jean Reno, puis fonde le studio de cinéma Europa avec Pierre-Ange Le Pogam. Le studio produit entre quatre et huit films par an et touche tous les secteurs d’activité du cinéma : la distribution, la vidéo, l’édition musicale, les ventes à l’étranger. Le studio EuropaCorp prévoit de développer en Seine Saint-Denis un complexe d’activités cinématographiques des plus performants, à l’usage des professionnels et du public.
Pour découvrir l’attraction, les visiteurs s’installent dans des nacelles de 25 places chacune qui vont simuler les évolutions aériennes d’une coccivolante, un véhicule en forme d’insecte du monde des Minimoys. Quatre nacelles sont placées sur deux niveaux dans la salle, en face de l’écran géant hémisphérique Imax Dome. Grâce à ses 6 axes de mouvements, chaque nacelle monte, descend, s’incline à gauche, à droite, en avant et en arrière, accompagnant toutes les péripéties du film grâce à une programmation enregistrée sur ordinateur et synchronisée à la projection. L’impression de se déplacer dans les airs est accentuée par le vent qui souffle sur les spectateurs, tandis que plusieurs effets inédits viennent les surprendre comme, par exemple, la sensation de traverser les fils d’une toile d’araignée, de sentir un frisson sur la nuque ou d’être frôlé par la langue humide d’une grenouille ou le dard d’une abeille agressive ! Cet ensemble d’effets spéciaux conjugué au film permet de parler de 4D. Les sons et les bruitages de ce voyage sont restitués par le système stéréo 6.1 Imax, tandis que les images géantes en relief sont signées par BUF Compagnie, société française qui s’est imposée comme l’un des meilleurs studios d’effets visuels, reconnu dans le monde entier. Au final, la nouvelle attraction du Futuroscope réserve 20 minutes de belles surprises et d’émotions fortes, le clou étant le film 4D d’une durée de 4,30 minutes, tout aussi ébouriffant que la coiffure du jeune héros de Luc Besson…
Lire la suite dans le numéro 162 de novembre 2009 
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